fr en
Avertissement !

Ce site est réservé à un public majeur et averti, il propose un contenu à caractère pornographique à des personnes âgées de plus de 18 ans.
En cliquant sur "ENTREE" vous certifiez avoir pris connaissance des obligations suivantes :

- Etre majeur selon les lois françaises et que ces lois vous autorisent à accéder à ce service.
- A ne pas diffuser le contenu de ce service qui est la propriété de l'éditeur.
- A ne pas faire connaître ce service à des mineurs, sous peine de sanctions pénales.
- A ne pas poursuivre l'éditeur de ce service pour toute action judiciaire.

  • logo1
  • logo2
  • logo3
  • logo4
  • logo5
  • logo6
  • controle parental
Edito

Chroniques Du fantasme de la prostitution #2

Du fantasme de la prostitution #2

Du fantasme de la prostitution #2 : putain…

Parler du fantasme de la prostitution, c’est comme traverser dans un champ de mines les yeux bandés en sautillant sur un pied. Vous noterez comme j’ai soigné les préliminaires ici… (effort d’autant plus méritoire que je suis Bélier)

Après avoir défini  »un fantasme », voici le moment autrement plus délicat de définir  « la prostitution ». Au sens commun, il s’agit de l’échange d’un service sexuel contre de l’argent. Pas de quoi se rouler par terre en hurlant comme une hyène (de garde), dans une société supposée libérée sexuellement. Mais le mot « prostituée » est un des plus « chargés » de notre vocabulaire. D’ailleurs,  « pute » reste l’insulte la plus répandue, (avec  « enculé » aka sodomite et « con », aka chatte), une réponse si automatique qu’elle semble instinctive… même pour une « vraie pute » (au sens d’authentique péripatéticienne).

Alors oui, ben oui, évidemment, le fantasme de la prostitution est enfoui en chacun de nous (femme, homme, autre) parce que dans la vraie vie, la prostitution est un thème fondamental de notre société – sexe, argent, pouvoir…
Parce qu’on nous répète que c’est « le plus vieux métier du monde »,
Parce que toutes les relations humaines reposent sur un système d’échange (aucun mal à recevoir un sourire en échange d’un compliment, sans jugement ni culpabilité),
Parce qu’hier encore le mariage était un contrat social de service sexuel avec options reproduction et ménage, financé par le salaire du mari,
Parce que même pour les plus jeunes générations post féminisme, la croyance que « la femme donne du sexe pour avoir de l’amour et l’homme donne de l’amour pour avoir du sexe » reste profondément ancrée,
Parce que la plupart des femmes continuent de récompenser ou punir leur partenaire par la sexualité…

Et puis merde. Ne polémiquons pas sur toutes les catégories de métiers des sex workers (porno, assistance sexuelle, striptease, photo de charme, téléphone rose, visiocam, massage avec fin heureuse…) ou sur la nature de la rétribution (cash, promotion canapé, chèque cadeau amazon, restaurant, bijoux, gros calin…) – mais n’hésitez pas à méditer sur ces dérivés, s’ils résonnent dans votre imaginaire.

La définition la plus basique, impliquant un rapport sexuel entre une prostituée et un client, offre déjà une variété de scénarios qui donne le tournis : de la prostituée de rue sous emprise d’un immonde mac, à l’ escort de luxe à 5000 euros la soirée dans un palace, en passant par l’hôtesse de bar à horaires de bureau, l’éros center ou les vitrines du quartier rouge, l’étudiante « occasionnelle » qui racole sur le net ou les boulevards extérieurs.
Comment imaginez-vous le décor ? Plutôt passe sordide dans un parking ou un chantier, ou diner aux chandelles avec étreinte sur un piano à queue ?

Bien sur, dans les fantasmes, le plus merveilleux est qu’on peut devenir hétaïre dans une orgie romaine, reine du harem, courtisane, pensionnaire de maison close, ou encore geisha. (Si vous désirez mettre en scène ce fantasme là, internet est une merveilleuse source de conseils très inspirés)

Les fils rouges du thème de la prostitution sont si longs et nombreux qu’une encyclopédie ne suffirait pas à les démêler tous…. Autant dédramatiser pour se promener joyeusement dans sa toile écarlate, défier la gravité et jouer avec le poids de cet héritage culturel. Heureusement, « on peut toujours faire quelque chose de ce qu’on a fait de nous ».

A SUIVRE : Travaux pratiques

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Social Media Icons Powered by Acurax Website Redesign Experts