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Edito

Chroniques, Conseils Sexo Le Slow Sex

Le Slow Sex

Nous vivons dans le stress permanent d’une société de consommation qui voue un culte à la vitesse, l’efficacité, la performance… Toujours en retard, avides de résultats, bardés d’appareils multifonctions, noyés d’information instantanée et reliés en permanence aux réseaux qui accélèrent le temps et l’espace, jusqu’à les annihiler… Je sens que je vous angoisse, là. C’est exprès.

Halte. Pause. Débranchez votre Magic Wand – sur lequel tous les spécialistes sexo s’extasient parce que sa puissance vibratoire provoque à coup sûr un orgasme clitoridien en moins de deux minutes… Les médias, surtout féminins, relaient cette information cruciale (depuis le temps que je répète que la femelle peut orgasmer aussi vite que le mâle…) mais affirment souvent dans la même lancée que les boules de geisha ne sont pas des sextoys, puisqu’elles ne provoquent pas d’orgasme instantané. Très naturellement, et en caractères gras pour dénoncer l’escroquerie. La technologie au service de l’orgasme éclair… efficace et mécanique. Aucun de ces articles inspirés ne pose la question des menottes à fourrure rose, qui ne provoquent pas non plus d’orgasme mais pour lesquelles il est ardu de trouver une utilité crédible, hors du champ du jeu sexuel. On n’a plus vraiment le temps de jouer, donc.

Dans la vague de résistance du mouvement de décroissance global (philosophie de la lenteur, alterconsommation, Slow Food …) voici enfin le Slow Sex. Qu’est ce que c’est ?

Eh bien, c’est l’opposé du Quick Sex… qui peut tourner, en période de burn out, à une caricature de baise sauvage en surdose de cocaïne* (s’agiter frénétiquement pour atteindre l’orgasme – sans y parvenir, du coup).

Le Slow Sex devient le parfait antidote : une version sous extasy*, en communion avec l’univers, où on prend le temps de se regarder, de s’explorer, pour jouir de chaque caresse sur chaque centimètre de peau…
(* : simple métaphore pédagogique, car bien sûr, la drogue… C’EST MAL !)

Bon, je dois convenir que « retrouver sa tortue intérieure » ne sonne pas comme le concept le plus sexy de l’année… Dépassons nos préjugés.

- Ne faites pas rimer cette « lenteur » avec tiédeur, lourdeur ou labeur… Élargissez votre vocabulaire pour élargir vos idées : chaleur, apesanteur, bonheur, mais aussi profondeur, ferveur, sueur, saveur … Et surtout, libre-penseur – d’accord, celle-ci est capillotractée, mais résume bien l’idée : entre douceur et ardeur, seule importe votre humeur.
(haha, et trois de plus !)
Concentrez vous sur vos sensations et vos émotions, regardez, touchez, sentez, respirez, écoutez… Le ressenti concentre toute l’intensité, quand on n’est pas déconcentré par l’action.

- Même Nietzsche, le surhumain et philosophe au marteau, est un adepte incompris de la force de la lenteur. La lenteur n’est pas la faiblesse… ni la passivité.
Essayez cette méthode douce, inspirée des traditions orientales : demandez-lui de vous pénétrez doucement, très doucement, et de s’immobiliser au plus profond de vous. Restez collés sans bouger. Sauf votre intérieur. Contractez doucement, très doucement votre vagin autour de son pénis… Suivez le rythme de vos respirations. Aucun va-et-vient, aucun coup de rein. Le sang affluera dans votre vulve comme dans son pénis, de plus en plus dur, de plus en plus gros : dilatation du mâle et constriction de la femelle… (Est-ce que vous avez déjà été prise dans les anneaux d’un python ?) Les contractions se changeront sans doute en spasmes, quand la puissance de ces nouvelles sensations vous inondera tous les deux. Mais interdiction de bouger, je vous dis.

S’il bouge, ligotez-le et montez dessus. Il est possible qu’il réponde par des contractions du pénis – vous allez adorer, c’est autrement plus convivial que les exercices de Kegel en solo.

- Ne l’imposez à votre homme comme un « mode d’emploi du plaisir féminin ». « Le Slow Sex serait plus adapté à la sexualité des femmes » : bullshit. La sexualité des hommes est aussi complexe que celle des femmes et ce sera une parfaite occasion de l’expérimenter, et de sortir du traditionnel « j’attrape ta queue et je la secoue de bas en haut jusqu’à ce que ça éjacule ».
Les bougies et les pétales de rose ne sont donc pas obligatoires, on peut prendre son temps en total look cuir et chaines. Une fessée très lente et appliquée fait beaucoup plus mal : vous êtes prévenue.

- Sortez du schéma des 4 phases « préliminaires, plateau, orgasme, résolution ». Contentez vous d’une seule phase, de 2, 3 ou des 4 mais dans un autre ordre, ou encore, répétez une phase (ou plusieurs) ad lib. Passez de quelques caresses préliminaires à l’abandon de la phase post sex. Orgasmez en introduction et poursuivez sur la phase de plateau.
Soyez attentif à vos désirs, vos sensations, et prenez plaisir à ce que vous faites, sans plan ni projet… N’oubliez pas : l’orgasme n’est ni un droit, ni un devoir : c’est un cadeau.

Finalement, le Slow Sex, c’est compliqué parce que nous avons oublié le plus simple : une présence à soi-même et au moment.

Jouissez vraiment de l’instant… vous prendrez tout votre temps.

Coralie Trinh Thi

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