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Edito

Par Boucles d'or

Porn to be Wild

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Chroniques Anna Polina, érotico-pornographique

Anna Polina, érotico-pornographique

Cette année, du 25 au 29 novembre, se déroule la cinquième édition de Livres en Tête, festival de lecture à haute voix qui répartit, sur plusieurs soirées, un programme thématique assuré par des lecteurs professionnels – dans les domaines de la mode, du sport, des plaidoiries… – dans des lieux prestigieux comme l’Institut Français de la Mode ou l’Auditorium Saint-Germain. À cette occasion, l’actrice X et égérie Dorcel Anna Polina a accepté d’être la marraine de la soirée-bal Sonore et Gomorrhe, qui clôt le festival le 29 novembre et dont le fil conducteur est… l’érotisme.

La pornographie et l’érotisme en ménage le temps d’une soirée ? Anna Polina nous parle joliment de ce curieux tandem dans l’interview qu’elle a accordée au collectif des Livreurs, organisateurs du festival, mettant à l’honneur les écrits érotique à travers sa perception du monde littéraire.

L’actrice reconnaît ainsi, au cours de cette interview filmée pour le site du festival, une différence de rythmes entre le porno et l’érotisme : si le premier joue avec l’immédiateté et un désir poussé au climax perpétuel, le second est un art de la consumation des sens, de la possession progressive du mental et du corps, qui laisse venir plutôt qu’il ne provoque. Anna Polina, une vénus ancrée dans une double temporalité ? Si la crudité de la chair semble sous ses traits se muer en une jouissance ronde et explosive, l’ineffable couve derrière les grands yeux vifs : une appréhension subtile qui sait aussi savourer et goûter le sexe par l’esprit.

Anna Polina décrypte par ailleurs le porno sur un plan rationnel qui entre a priori en contradiction avec ses visées émotionnelles. Ce n’est pourtant que lucidité : le but de jouissance, d’après l’égérie, se doit d’être guidé par un scénario strict qui permet aux sens de se satisfaire le plus rapidement possible. Malgré les variantes anecdotiques, le film porno possède ainsi une architecture fixe et demeure en cela destiné à la consommation : l’afficionado connaît le produit et a la possibilité de l’adapter à ses envies. En tant qu’actrice X, Anna Polina évolue dans cette construction narrative rigide – introduction, fellation, cunnilingus, « position 1, position 2, position 3 »… précise-t-elle – à laquelle elle apporte mouvement et sentiment mais dont elle sait aussi apprécier les transgressions : débuter un tournage par une scène de sodomie est ainsi une originalité, qui crée la variété au sein d’une filmographie que l’on supposerait d’abord monotone.

Donner la parole à une protagoniste du X ouvre dès lors des perspectives sur un sujet que l’on pensait plutôt monolithique et dont on perçoit tout à coup quelques nuances, quelques enjeux, quelques jeux, par la voix d’une actrice qui sait être l’objet et son inventeur tout à la fois, qui sait être une transition entre le produit et l’œuvre.

Emmanuelle Rouquette, pour Les Livreurs

Plus d’informations sur la soirée « Sonore et Gomorrhe » sur www.leslivreurs.com et http://festivallivresente.blogspot.fr

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