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Edito

Chroniques Pornplay : Le porno est un sextoy

Pornplay : Le porno est un sextoy

Vous n’avez jamais entendu parler du Pornplay ?  C’est normal : je viens de l’inventer. Enfin, le mot, pas la chose. L’idée m’est venue à cause de la polémique sur la définition légale du sextoy : objet pornographique ? Comme je réfléchis à l’envers du bon sens commun, je trouve qu’il est bien plus important de rappeler que le cinéma pornographique est un sextoy.

Définition du porno :

Cela fait plus de 15 ans que je répète que « le porno, c’est fait pour se branler » – bien qu’au moment de la guerre médiatique de Baise-moi, j’ai adapté la forme aux médias mainstream et commencé à répéter (mais avec toujours autant de conviction) « la pornographie est un cinéma de genre à vocation masturbatoire ».

En vérité, j’ai du le répéter avec encore plus de conviction, parce que Baise-moi est un film « avec des scènes de sexe explicite » mais n’entre pas dans la définition du genre porno : il n’a aucune vocation masturbatoire – bien que certaines des scènes explicites soient assez érotiques. Mais ce n’est pas « branlable ». (Evidemment, dans l’absolu, tout est branlable, même les Teletubbies pour certains sujets très originaux. Mais vous conviendrez que l’intention première des Teletubbies est tout autre.)

Cela ne signifie nullement, comme beaucoup d’intellos (et de journalistes) ont voulu le comprendre, que le porno est méprisable. Je ne tentais pas d’éviter au film une classification infâme, ou de le « valoriser », juste d’éviter tout malentendu. Baise-moi serait un porno raté, épouvantable, selon les codes et la charte du genre. Le spectateur floué aurait été déçu, à juste titre. D’ailleurs, quand un jugement l’a classé X au Canada, il y a eu des plaintes (beaucoup trop violent pour de la pornographie) et un nouveau jugement lui a retiré le label X. CQFD.

Cette définition de genre ne signifie pas non plus que le porno est forcément limité à ce seul but, ou que le spectateur ne peut l’utiliser que dans ce but. C’est son intention première. On n’est pas obligé d’avoir une seule intention, on peut même avoir une intention secondaire plus importante et cachée sous l’intention première. Et surtout, le spectateur peut passer outre votre intention et est seul responsable de la manière dont il reçoit, transforme et utilise votre création – pour le meilleur, ou pour le pire. On attend d’une comédie qu’elle soit drôle, d’un film d’horreur qu’il fasse peur, d’un western qu’il y ait des cow-boys, et d’un péplum, qu’il y ait des mecs en toge (ou mieux, en jupette de cuir). Mais le cadre et la forme n’empêchent pas le fond – au contraire. Ni les idées passées en contrebande.

Théorie du Porno :

En tant que libertaire (et un peu confuse sur la différence  entre libertaire et libertine, surtout depuis que j’ai lu le philosophe Sade) je crois qu’être actrice, réalisatrice ou spectatrice de porno est un acte politique en soi.
(Je décline ces rôles au féminin exprès pour Dorcelle, mais ça marche aussi au masculin. #Antisexisme)

La musique, les livres, les films, tous les arts et médias m’ont enrichie, transformée, épanouie, changée… et donc changent les autres, et donc le monde. On fait évoluer bien plus efficacement et profondément la société par la culture que par un discours politique.

La sexualité est le nerf de la guerre. L’énergie fondamentale. La sexualité est analysée, jugée, décortiquée, étouffée, inhibée par l’intellect, la morale, la raison, la politique. Tous mes raisonnements m’ont amenée à cette conclusion : la sexualité doit se vivre avant de se penser – si on tient à la penser. Comme j’ai beaucoup vécu (et pensé) je me permets de partager le fruit de mes réflexions :   

Ma position intellectuelle sur la sexualité, c’est que la sexualité ne doit pas être intellectuelle.

Guide pratique :

Assez de masturbation intellectuelle donc. Passons aux travaux pratiques, maintenant que vous avez bien mal à la tête. D’abord, un inventaire concret du matériel. Et surtout… laissez redescendre le sang dans vos zones génitales, et palpiter dans vos voluptueux vaisseaux.

Le porno est donc un sextoy décliné dans une incroyable variété de genres et de sous-genres, et qu’on peut utiliser de mille manières : Si vous naviguez dans ce site, vous savez déjà qu’il y a une multitude de galaxies dans l’univers du porno (du gonzo hard crad à l’esthétique BDSM ou évanescente, en passant par le chic bourgeois ou la gigantesque escroquerie du « porno féminin ».) Dire que « quand on a vu un porno, on les a tous vus », c’est prouver qu’on n’en a vu qu’un (ou aucun).

Son mode d’emploi de base, niveau débutant, est très simple. Il suffit de lancer la vidéo et de regarder. On préconise la masturbation, et elle est le plus souvent pratiquée en solitaire. C’est fort dommage. Le porno, comme votre vibromasseur, peut pimenter vos plaisirs partagés autant (voire plus) que vos plaisirs solitaires .

En solo, il permet d’explorer vos fantasmes les plus secrets, en toute sécurité, du plombier au super héros, de la plage paradisiaque au parking de votre bureau, de la soubrette à la pirate… en passant aussi par le viol ou la prostitution, fantasmes tabous s’il en est.

En duo, il vous permet de partager vos fantasmes… et d’explorer ceux de votre partenaire.

Le fonctionnement mécanique est d’une simplicité effrayante : le visionnage d’actes sexuels met votre corps en état d’excitation sexuelle. Comme une vibration provoque un  afflux de sang mécanique. Une expérience passionnante (bien que très très scientifique) a mesuré la vasocongestion vaginale de volontaires et cette réaction est systématique – même inconsciente ou inhibée  (elles déclaraient ne ressentir aucune excitation devant les images porno). La part animale de votre cerveau, qui contrôle votre corps, ne sera jamais domestiquée par votre intellect. On a même utilisé le porno pour sauver le panda de l’extinction – c’est l’animal le moins libidineux de l’univers et de ses environs.

Le véritable (en)jeu : le Pornplay

Une fois qu’on a apprivoisé l’outil, et si on choisit de transformer l’excitation physique en excitation psychologique, on est libre d’explorer le pornplay : ce sont tous les jeux qu’on peut créer avec, et autour de ce sextoy.

Si le système et la mécanique sont toujours identiques, les finitions de votre sextoy et ses conditions d’utilisations offrent une gamme d’effets étourdissante. Comme pour un vibromasseur : ses effets varient suivant l’emballage, la forme, la texture, la puissance et les modes, mais aussi la partie du corps et le décor où vous l’utilisez, le scénario et le ou les partenaires…

Tous ces paramètres font de chaque film porno un jouet sexuel multifonctions dont les divers usages n’ont pour limites que celles de votre créativité.

Une soirée thématique en solo ? Une bande son excitante et décalée en duo ? Un moyen de briser la glace pour une soirée libertine en trio, quatuor ou toute une chorale ? Un jeu de rôles où il devra vous faire exactement comme dans le film en temps réel – ou l’inverse ? Une séance dans un cinéma X, ou une cabine privée de sex shop ? Une fellation pendant qu’il regarde l’écran sans vous regarder – ou l’inverse, un cunnilingus ?

Je suis sûre que vous avez des idées aussi – vous voulez bien me raconter ?  

2 reponses

  1. Jean-Marc Rigade 31 décembre 2013 at 12:11

    Ton approche de la pornographie est sans aucun doute la meilleure que j’ai pu lire, je ne vois rien à retirer de tes propos et certainement pas grand-chose à ajouter.
    À travers toi, j’aimerais remercier toutes les actrices de ta catégorie, hélas il y en a peu, qui, en effet, sont capables par leur présence, mais pas seulement, de faire entrer un film pornographique dans la catégorie que tu définis : « le porno est un sextoy ».
    Je regarde les films pornographiques seul, je possède une grande partie de ta filmographie et j’en suis très heureux.
    J’ai des traitements qui d’un côté augmentent ma libido et de l’autre, nuisent à la qualité de l’érection.
    Encore une fois, je te remercie très chaleureusement de l’efficacité de tes apparitions dans tous ces films. La pornographie telle que tu l’as exercée en général, et telle que tu en parles aujourd’hui, en ce qui me concerne, rejoins totalement ma vision des choses. Autant dire immédiatement que ma femme ne partage pas cette approche, fut même quelque peu perturbée quand elle m’a vu ranger dans la bibliothèque les deux livres que je possède de toi, ils sont tous les deux excellents et je suis assez fier d’avoir obtenu une dédicace de toi. J’attends d’ailleurs la suite de «Betty Monde » avec impatience.
    Pour conclure, sans être étonné, je trouve ta définition du film pornographique parfaite et intelligente, le voir comme un sextoy peut paraître inattendu, mais se révèle particulièrement pertinente.
    Cordialement,
    Jean-Marc.

    Répondre
  2. Coralie 16 janvier 2014 at 02:24

    Merci de ton comment Jean-Marc. J’espère que ta femme réussira à regarder les choses sous un autre angle… Et je suis très heureuse que mes prestations pornographiques te paraissent efficaces.
    En ce qui concerne le porno sextoy, l’analogie ne m’était pas venue avant, mais elle illustre parfaitement ce que j’ai toujours dit sur le porno : il ne s’agit pas d’une arme de destruction de la jeunesse, de la morale ou de la société, il s’agit d’un outil destiné à procurer du plaisir.

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