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Edito

Chroniques Courrier de l’auditeur : De la fellation (et d’éjaculer ou pas)

Courrier de l’auditeur : De la fellation (et d’éjaculer ou pas)

Il y a quelques semaines, j’ai tenté de lancer un « courrier des lectrices » , afin de réaliser un fantasme d’ado lectrice assidue des ces rubriques. Pas UNE seule réponse (enfin, pas une seule question).

Peu après ce cuisant échec,  j’en ai essuyé un second. Comme en vérité, l’échec n’existe pas (seulement des péripéties) je me retrouve à écrire pour mes lectrices un courrier de l’auditeur.

Invitée à l’émission Lahaie, l’amour et vous pour Osez une leçon de fellation, je répondais à des questions téléphoniques. Et là, Epic Fail.

La question du monsieur était : « Comment savoir si je peux éjaculer dans la bouche de ma partenaire ? »

Bien qu’ayant écrit un guide de 270 pages sur le seul sujet de la fellation, avec moult pages consacrées à l’éjaculation et au délicat problème d’avaler ou pas, pourquoi, comment, suivant la sensibilité et les goûts de chacune, je n’ai pu qu’enchainer des évidences. « Communiquer, que ce soit de manière verbale ou non verbale. »

Notre auditeur insistait, oui, mais si c’est un coup d’un soir ? Et il faut convenir que dans la pratique, si certaines (comme moi) espèrent l’éjaculation comme récompense de leurs efforts, de nombreuses autres considèrent que la pipe est une chose, et avaler, une autre, très problématique.

Au bout de quelques minutes, Brigitte a conclu en s’excusant que deux sexpertes n’aient pu répondre à la question. Mais, mais, mais… j’avais répondu des tas de trucs ?

C’est après que j’ai compris. Je n’ai pas pu donner de réponse, non pas parce qu’il y en avait trop de possibles, comme je l’ai déclaré sur le moment, mais parce que le problème est dans la question, et que c’est à mes lectrices, et non à cet auditeur, que j’ai envie de répondre.

Vous vous imaginez une seconde demander « Comment savoir si j’ai le droit d’avoir un orgasme quand il me fait un cunnilingus ? » ?!?

(Oui, j’aime bien répondre à une question en posant une question)

(Notez que j’aurais adoré recevoir cette question plutôt qu’aucune, pour ma rubrique courrier des lectrices)

Certes, l’éjaculation pose un problème particulier (encore que l’on puisse discuter, parce que je ne vois pas en quoi avoir du sperme dans la bouche serait plus ou moins grave que d’avoir de la cyprine dans la bouche). Mais nous sommes supposées savoir que c’est l’aboutissement logique et probable  d’une caresse prolongée (et talentueuse) sur un pénis.

(Si, je le sais, tu le sais, on le sait tous.) (Sans déconner, vous le savez toutes, hin ?)

C’est tout à fait absurde, quand on y songe, de s’offusquer de la conséquence naturelle de ce que nous risquons (tentons ?) de provoquer. 

Cette absurdité m’avait échappé. Parce que même pour les hommes, cela semble « normal ». Elle illustre encore à quel point ils doivent assumer toute la responsabilité de l’acte sexuel. Car enfin, si quelque chose d’aussi naturel et fréquent que l’éjaculation pose problème, la logique ne veut elle pas que ce soit à la fellatrice de prévenir qu’elle veut qu’on la prévienne ?

J’ai repensé à ce jeune amant (que je trouvais un peu long à venir, limite vexant) qui a fini par me demander d’une voix agonisante :  « je peux éjaculer dans ta bouche ? ». Et à toutes mes autres « premières fellations », avec un regard nouveau…

Pas de malentendu, c’est votre droit le plus strict de ne pas aimer et de refuser l’éjaculation dans la bouche. Mais nous sommes tout à fait capables de sentir si et quand notre partenaire va éjaculer, grâce à de multiples signes. Ou, au moins, nous sommes capables d’exprimer nos goûts et désirs, ou refus. Alors, WTF ?

Depuis, je me demande… Qu’est ce que vous lui auriez répondu, vous ?

Le podcast de l’émission est en ligne ici : RMC : 06/12 – Lahaie, l’amour et vous – 15h-16h

2 reponses

  1. fsfactor 17 janvier 2014 at 12:00

    Je t’imagine en sortant du studio avec cette question qui trotte dans la tête et l’insatisfaction de la réponse donnée … la réponse que tu donnes ici est plein de bon sens et ravira la gente masculine :D
    Il faudra vérifier si celles qui n’aiment pas ça acquiescent également (sur le principe hein, faut pas se forcer non plus…)

    Répondre
  2. Furet 23 mars 2014 at 20:20

    Malgré le grand intérêt que je porte à mes partenaires, je n’avais jamais pensé à renverser la question. C’est marrant à quel point il est enraciné dans le commun des mortels que l’homme doit à ce point être prévenant (ou à l’inverse, que la femme considères certaines retenues comme acquises).
    Alors oui : entre personnes capables de communiquer (et ayant un minimum de respect pour leur partenaire), chacun est capable d’exprimer ses doléances/fantasmes afin que tout glisse nickel. Mais je pense que cet article gagne à être lu, juste pour cet effet de « retournement » de la question :)

    Répondre

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