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Edito

Edito Dix mauvaises raisons d’arrêter l’épilation intime #2

Dix mauvaises raisons d’arrêter l’épilation intime #2

C’est la nouvelle tendance – il semblerait que les médias aient déclaré la guerre à l’épilation intime. Le principal argument de ce nouveau diktat des médias, c’est que les médias nous auraient imposé le diktat de l’épilation… A l’insu de notre plein gré, tout ça. Ils se sentent si coupables qu’ils ne reculent devant rien pour renverser la tendance. Petit florilège des pires raisons qu’on vous brandit au visage pubis : un vrai gloubiboulga de terrorisme intellectuel.  Suite des cinq premières raisons :

  • 6- « L’épilation réprime la sexualité »

Cachez ce poil que je ne saurais voir ! Je saisis l’idée. Il est possible que certaines personnes pratiquent l’épilation dans une (triste) optique hygiéniste. D’ailleurs, au Japon, c’est le poil qu’on censure – et non le membre turgescent ou la vulve écartelée.

En pratique, il me semble qu’une femme très inhibée sera mal à l’aise à l’idée d’exposer ses parties les plus intimes à une inconnue sous une lumière crue, dans des positions… compliquées.

En ce qui concerne l’épilation home made, elle exige un moment de grande attention à son corps. Tous les sexologues sérieux sont d’accord là-dessus : s’explorer et se regarder aident à épanouir la sexualité. S’il est possible de le faire avec sa fourrure naturelle, il est impossible de s’épiler, partiellement ou intégralement, sans le faire. Moi, j’ai commencé à la pince à épiler dans les années 90. C’est comme ça que j’ai vraiment sympathisé avec ma chatte.

Si certains sont choqués par une pilosité dépassant du maillot, parce que cela évoque la sexualité, son absence totale l’évoque tout autant dans d’autres contextes. Adepte du naturisme, la nudité n’a pour moi rien de sexuel. J’ai déjà été gênée par mon épilation intégrale, au sauna ou dans des hammams occidentaux, parce qu’elle exhibe et sexualise ma vulve.

  • 7- « Un sexe imberbe est un sexe de petite fille »

Si vous croyez que la pilosité est la seule transformation de la puberté, vous n’en avez surement jamais regardé. De sexe de femme, bien sur. Textures, couleurs, renflements et plis de chair… Les différences entre un sexe avant et après puberté sont aussi manifestes chez la femme que chez l’homme. On n’a pas l’idée de comparer un pénis épilé à un zizi de petit garçon. Même le mont de venus, partie visible debout jambes fermées, se transforme – le bombé de chair est d’ailleurs bien plus visible sur un sexe épilé. Tout le reste aussi. Non mais.

  • 8- « L’épilation intime est un nouveau diktat de notre société de consommation lisse et aseptisée »

Je déteste la société de consommation lisse et aseptisée. C’est pour ça que j’étais punk et que j’ai fait du porno. J’ai commencé à m’épiler intégralement entre les deux. A l’époque, c’était comme le tatouage ou le piercing : une excentricité qui pouvait me bannir du porno mainstream. Bon, vous ne me trouvez peut être pas très représentative. Sachez que l’épilation est pratiquée depuis l’antiquité, et pas seulement par les hétaires, les péripatéticiennes ou les putes égyptiennes, mais par les élites de la plupart de ces civilisations, et qu’elle fait aussi partie de la culture musulmane. Les premières pinces à épiler datent de la préhistoire. Il parait aussi que Jules César s’épilait intégralement le corps, mais je n’ai pas pu vérifier personnellement.

  • 9 – « La toison pubienne est plus esthétique »

Un sexe épilé est laid ou le deviendra car la toison cache des grandes lèvres trop proéminentes. Cameron Diaz, admirable militante du retour du poil, blâme le ravage de l’âge et l’implacable gravité.

Même Stéphane Rose, qui pourtant défend le poil avec intelligence et humour, en s’efforçant de ne pas condamner les adeptes de l’épilation, dérape : l’épilation est responsable d’un relâchement prématuré qui « finit par transformer la vulve en dindon » (je vous jure : page 109). (De toute manière, le dindon est un très bel animal quand on sait le regarder – la beauté est dans le regard)

Comment vous dire… Se rebeller contre le diktat esthétique de l’épilation pour imposer une nouvelle norme esthétique poilue, justifiée par le diktat esthétique d’une chatte « idéale » (ce qui signifie qu’elle n’existe pas, nulle part), une chatte lisse et figée à un stade post pubère imaginaire… J’en perds mes mots. Cet « idéal » est donc si ancré dans l’imaginaire collectif qu’il jaillit dans les discours « libérateurs » les mieux intentionnés.

Loin de moi l’idée de défendre un « canon esthétique » quel qu’il soit : surtout celui d’une vulve lisse, privée de sa magnificence sauvage, laquelle inclut crêtes et colorations et transformations, toutes ses particularités uniques, de plus en plus marquées et visibles avec l’âge. (Et sur un sexe glabre, bis)

Et si vous avez le moindre complexe sur le look de votre chatte, n’hésitez pas à relire ceci  : J’aime ma chatte. et J’aime ta chatte.

  • 10 – « L’épilation est un acte d’aliénation, même si les femmes n’en ont pas conscience » donc « Refuser de s’épiler est un acte féministe militant »

Sérieusement. Je suis fort respectueuse des femmes qui ont brulé leur soutien gorge au temps jadis d’autrefois, mais je ne vois pas pourquoi cela m’interdirait de porter un wonderbra. Pire : j’aime aussi porter des corsets, autrement plus contraignants. Aucun homme ne m’a jamais demandé de m’épiler intégralement – en fait, l’inverse s’est produit, et la plupart étaient surpris ou mal à l’aise devant cette « excentricité », avant d’avoir pu apprécier certains avantages tactiles. La plupart des hommes aiment les poils, si vous les aimez aussi (les poils – et les hommes) vous n’aurez aucun mal à trouver un partenaire compatible.

Je comprends parfaitement que certaines femmes vivent certains rituels «féminins» comme des contraintes. Chacune son histoire, sa culture, ses gouts, ses ressentis. Ce qui est complètement ridicule et irrespectueux, c’est ce besoin d’imposer leurs choix individuels au monde entier par des discours intellectuels et militants à la con.

L’enfant se soumet à ses parents. L’adolescent se rebelle contre ses parents et cherche à se libérer par l’opposition systématique. (On appelle ca l’âge bête, non ? Un fin psychologue sait qu’un sujet souffrant de trouble oppositionnel est le profil le plus aisément manipulable.)
On est adulte quand on n’agit plus en fonction de ses parents : ni pour leur faire plaisir, ni pour les faire chier. Dans mon opinion, on est «individualisé» et vraiment libre quand on est aussi capable de choisir de faire plaisir – à ses parents ou à autrui- sans se sentir opprimé, manipulé, victime. Quand on est libre, on n’a pas besoin de se libérer, pour résumer.

Vous imaginez l’effet que ça me fait (à moi qui ait eu l’immense chance d’être orpheline et donc, absolument ignorante de toute forme d’autorité) quand une fille qui refuse de s’épiler la chatte, comme si c’était un acte de résistance ultime pour sauver le monde, vient m’expliquer que je suis une victime à l’insu de mon plein gré, et une collabo.

Il se trouve que si je suis adepte de l’épilation intime, il m’arrive de ne pas m’épiler les aisselles ou les jambes pendant une durée variable et non réglementaire – sans que cela me pose aucun problème (ni à mes amants). Je suppute que 90% des militantes qui veulent me libérer de mon conditionnement de femme-objet n’oseraient pas.

N’hésitez pas à m’opposer d’autres arguments prouvant que l’épilation intime, c’est MAL : certains ont pu m’échapper et je me ferai une joie de les démonter, car il n’existe aucune raison qui interdise ce choix de manière universelle et irréfutable.

Pour conclure, et afin que nul ne puisse m’accuser de tenter d’imposer un diktat de l’épilation, je vous renvoie sur une vraie bonne raison de cesser l’épilation intime.

1 reponse

  1. Medilaser 22 mai 2014 at 08:33

    Merci pour cet article. Personnellement, l’épilation doit avant répondre à un besoin qui n’est surtout pas influencé par les diktats. L’essentiel est de s’assumer quel que soit le choix à faire.

    Répondre

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