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Edito

Chroniques Le comment du lecteur : SM et Sodomie

Le comment du lecteur : SM et Sodomie

Le comment du lecteur : SM et Sodomie, ou les dangereuses limites des jeux de pouvoir (et de l’intelligence)

Et oui, mesdames, mes damoiselles, il y a évidemment des hommes parmi nous, qui nous lisent comme ils lisent vos magazines féminins, et parfois, interviennent dans les commentaires des articles… J’ai cru utile de répondre à celui-ci avec plus de soin, afin d’éviter tout fâcheux malentendu au sujet de la sodomie.

Cher Jérôme,

Je ne pouvais pas laisser passer ce commentaire sans y apporter une réponse appliquée. En effet, l’équipe Dorcelle a été choquée (à raison) par l’ambigüité de votre témoignage, qui ressemble purement et simplement à une apologie du viol. Et je dis bien, du VIOL, pas du fantasme du viol.

Bien que très familière avec les jeux BDSM, je suis moi aussi mal à l’aise. Le seul indice que votre partenaire soit librement consentante, c’est, selon vous, « son comportement amoureux et câlin, les lendemains ». Mais ce n’est pas votre partenaire qui témoigne, et votre vision pourrait être bien loin de la sienne. C’est un indice d’une fiabilité très discutable et surtout, après coup !

Vous dites aussi qu’elle vous a par la suite avoué jouir intensément à chaque fois, et qu’elle fait « la mijaurée » – je veux croire que cette formule décrit un jeu de flirt, et que votre complicité ne laisse pas de place au doute.

Certaines femmes et certains hommes aiment effectivement « jouer » à être forcé. C’est particulièrement vrai pour des pratiques « hors normes », ou jouer à « se laisser faire » aide à dépasser toute culpabilité. La sodomie étant une forme ultime de fusion et d’abandon, il est aussi vrai qu’elle convient à certains fantasmes de soumission ou de punition.

Mais je ne peux que condamner la méthode, telle que vous la présentez.

  • On ne force jamais qui que ce soit à aucun acte sexuel. Au début ou pas.
  • Un homme (ou une femme) n’a pas à « faire preuve de fermeté pour obtenir ce qu’il exige » mais peut faire preuve de fermeté si cela l’excite, et surtout, que cela excite sa partenaire
  • Dire non n’est pas un jeu : à moins que le jeu soit librement et explicitement mis en place par les deux partenaires

Le BDSM fait partie des sexualités élitistes, dans le sens où il demande une grande intelligence, beaucoup de sensibilité et d’intuition, et une parfaite maitrise de ses pulsions, surtout pour le dominant. C’est le paradoxe secret du SM : le Maitre est au service de l’esclave, sous les apparences. C’est bien l’exigence de la soumise qui fait l’intensité de l’expérience BDSM, plus que celle du dominant.

Pour revenir à des niveaux moins philosophiques, je rappellerai la règle de base de tous les jeux BDSM : le mot de sécurité. Si non ne veut plus dire non, alors il faut qu’un autre le remplace. Choisissez n’importe quel mot, de préférence hors de tout contexte sexuel ou SM : phacochère  ou parapluie, plutôt que « non, je t’en supplie, arrête ». Un simple « STOP » convient parfaitement.

Ce conseil est indispensable pour tous ceux et celles qui souhaitent explorer les limites sans danger, et même si, comme je l’espère, vous vivez une relation SM complice et librement consentie, j’insiste sur la nécessité de l’appliquer. Vous ne voudriez pas abimer une si belle relation en franchissant une limite, peut-être sans le savoir. Si vous êtes aussi doué que vous semblez le croire, vous n’en aurez jamais besoin – mais vous serez sur de votre talent, et peut être, vous oserez pousser vos jeux encore plus loin.

Je ne peux qu’encourager les hommes à ne pas se comporter comme des abrutis décérébrés (voire des violeurs criminels) sous prétexte de BDSM, et à n’explorer ces fantasmes que s’ils sont partagés.
Et, cher Jérôme, au bénéfice du doute, je ne peux que vous encourager à mieux faire la part entre le jeu et la réalité lorsque vous racontez vos expériences.

2 reponses

  1. Smile 11 décembre 2014 at 18:06

    C’est effectivement plus que limite. Et je ne serais pas étonné que cette histoire ne soit pas un cas isolé, malheureusement. Merci Coralie de ne pas avoir laissé passer.

    Ce qui serait encore mieux, c’est que ce genre de mise en garde que vous faites soit également expliqué au spectateur des médias pornographiques dans leur ensemble (je ne vise pas dorcel en particulier). Je crois qu’il y a une éducation qui ne s’est pas faite et qu’il faudrait faire auprès des consommateurs. Je pense qu’un grand nombre ne comprend pas que ce qu’il voit sont souvent des fictions à ne pas toujours reproduire chez soi « tel quel » (comprendre : tel qu’il est perçu par le spectateur, que ce soit voulu ou non par l’auteur), comme dans d’autres genres cinématographiques.

    On met souvent en garde contre les dangers physiques (« ne reproduisez pas ça chez vous »), mais jamais contre les dangers psychiques potentiels (sur soi ou sur son partenaire). Qu’en pensez vous ?

    Répondre
  2. Matt 30 décembre 2014 at 11:07

    Bravo pour ce recadrage, c’est aussi à l’industrie du X d’éduquer, de rappeler que ce qu’on voit dans les pornos est exécuté par des acteurs, actrices… des comédiens ! Chez nous les hommes, la frontière est trop souvent franchie entre rêve et réalité, entre le vrai accord sur certaines pratiques et « l’accord unilatéral » (dans le style « oh je vais tenter le coup, ça devrait lui plaire. Peut-être. Probablement. Enfin, on verra bien »).

    Je suis le créateur d’un site qui traite du fétichisme (celui de la fourrure, en l’occurrence) et ce thème de l’accord indispensable à trouver entre conjoints est fréquemment discuté (« comment faire pour qu’elle soit fétichiste comme moi ? » etc.). Je dois rappeler que pour une sexualité vraiment géniale, et parfaitement épanouie, il faut parler, se mettre d’accord, se dire les choses, trouver des compromis. Laissons dans les productions X (excellentes chez Dorcel, Andrew Blake et d’autres) les scénarios de domination surprise, de sodo sauvage et autres. Ils font ça très bien, et si vous voulez jouer à ça chez vous, faites-le, mais en pleine conscience, dans le cas d’un jeu conçu à deux… Le bonus ? Votre conjointe aura probablement des idées à apporter pour enrichir le scénario !

    Mais de grâce, ne jamais oublier : le respect, l’écoute, le dialogue, encore et toujours !

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