fr en
Avertissement !

Ce site est réservé à un public majeur et averti, il propose un contenu à caractère pornographique à des personnes âgées de plus de 18 ans.
En cliquant sur "ENTREE" vous certifiez avoir pris connaissance des obligations suivantes :

- Etre majeur selon les lois françaises et que ces lois vous autorisent à accéder à ce service.
- A ne pas diffuser le contenu de ce service qui est la propriété de l'éditeur.
- A ne pas faire connaître ce service à des mineurs, sous peine de sanctions pénales.
- A ne pas poursuivre l'éditeur de ce service pour toute action judiciaire.

  • logo1
  • logo2
  • logo3
  • logo4
  • logo5
  • logo6
  • controle parental
Edito

Par Camille Emmanuelle

Bloggeuse, journaliste et auteur. Culture érotique, culture porn, sexualités, féminismes et genre. Ma plume est une putain, ma vie est une sainte.

Suivre son twitter

Suivre son Facebook

Voir ses articles

Actus Le Kama-Sutra toute seule

Le Kama-Sutra toute seule

Le Kama-Sutra toute seule, ou l’art de se moquer des « to-do » sexos

Si vous êtes une lectrice/un lecteur fidèle (et vous l’êtes, j’en suis sûre) vous savez que depuis je suis allée à l’exposition de la Pinacothèque Le Kamâ-Sûtra : spiritualité et érotisme dans l’art indien, j’ai compris (même si je m’en doutais un peu) que le Kama Sûtra était un livre qui regorgeait de spiritualité et de philosophie, issu d’une culture hindou dans laquelle l’érotisme est un art de vivre, et que ce n’était pas, comme le décrivent parfois certains magazines, une liste de positions acrobatiques à réaliser en couple, qui créent des situations sexuelles absurdes, des crampes, voire des luxations.

Dans leur ouvrage Le Kama-Sutra toute seule, Camille Saféris et Rachel Deville avaient, en 2011, imaginé avec humour ce que donneraient ces positions façon plaisir solitaire. Depuis quelques semaines, le livre illustré a été transposé en 9 vidéos. Dans chacun de ces sketchs, une jeune femme, interprétée par Maria Luisa Massa, essaie de réaliser en une minute une position. Mais, si la jeune femme garde le sourire, on réalise vite que celles-ci sont super inconfortables, comme la tirelire, irréalisables, comme la courge, ou carrément dangereuses, comme l’antilope écartelée.

Le principe de la voix-off très didactique de Camille Saféris, sur ces images de « tentatives ratées » de positions sexuelles solitaires, démontre l’absurdité de vouloir reproduire chez soi des préceptes hindous qui, à moins d’être maître yogi, sont impossibles à faire, et n’ont surtout aucun intérêt érotique. Saféris réussit à nous faire sourire avec cette mise en scène de l’absurdité des « to-do » sexos. Quand on tape « masturbation féminine » dans Google, on tombe sur un tas d’articles qui ressemblent à des recettes Marmiton : « Les techniques », « les positions originales pour se masturber », « masturbation mode d’emploi »… C’est étrange,  on parle bien de branlette, pas de pizza maison à la roquette…


Outre leur intérêt humoristique, ces vidéos nous rappellent de vieux souvenirs un peu honteux… Certes, je ne connais personne qui ait tenté alone la position des ciseaux. Mais si on réfléchit bien, on a tous et toutes vécu des échecs onanistes : le pommeau de douche en action qui échappe des mains dans le bain et se retrouve à arroser l’ensemble de la salle de bain en deux secondes, le vibromasseur qui tombe PILE en panne au moment où, la caresse excitante interrompue par le téléphone qui sonne et qui affiche « maman »… Car le plaisir solitaire intègre, comme le sexe en général, des moments de gênes, de loose, ou de fou rire. Plutôt que de s’en agacer, il s’agit alors, selon moi, d’intégrer cette part d’humour burlesque à sa sexualité. Vous n’êtes pas un chirurgien cardiaque en pleine opération du cœur, donc bon, on se détend, tout va bien, ce n’est QUE du sexe. On oublie donc les manuels, les listes de « trucs à faire », les recettes, et on se moque, avec ces vidéos, des conseils sexos, qu’ils datent du IVème siècle ou de la semaine dernière. Le poète Malcom de Chazal disait que le rire était le grelot du sexe. Tintons donc, joyeusement !

Camille Emmanuelle est auteur de Paris-couche-toi-là (approuvé par Dorcelle), et journaliste, sur la culture érotique, la culture porn, les sexualités, et le genre, notamment pour le Plus-Nouvel Obs et les Inrocks. Un « hater » sur Twitter l’a récemment traitée de « journalope », elle a adopté depuis ce joli néologisme. Chaque mois, pour Dorcelle, elle va nous parler de l’auto-érotisme. Quels sont les films, les objets, les choses, les expériences, qui font qu’en tant que femme on se sent sexuelle, sensuelle, vivante, et forte. Si ça excite son ou sa partenaire, c’est tant mieux, mais c’est un effet collatéral…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Social Media Icons Powered by Acurax Website Redesign Experts